Les États-Unis et l’Iran ont conclu un accord-cadre historique pour mettre fin immédiatement à près de quatre mois de conflit direct et indirect au Moyen-Orient. Annoncée officiellement ce lundi 15 juin 2026 par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, principal médiateur de la crise, cette entente a été validée par le président américain Donald Trump et confirmée par Téhéran.
Bien que le texte complet reste confidentiel, les premiers éléments officiels décrivent les bases d’un règlement diplomatique majeur.
Cessez-le-feu immédiat et réouverture d’Ormuz
L’accord impose l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban. La mesure la plus concrète concerne la réouverture complète du détroit d’Ormuz, verrouillé depuis le début du conflit, fixée au vendredi 19 juin 2026.
Donald Trump a annoncé la suspension du blocus naval américain. En contrepartie, l’Iran facturera des « frais de services maritimes » et de sécurité environnementale en coordination avec Oman. Ce compromis sémantique permet d’éviter le terme de « péage », fermement rejeté par Washington.
Une transition de 60 jours pour quatre chantiers majeurs
La signature électronique de ce protocole ouvre une période de transition de 60 jours. Ce délai doit permettre aux diplomates des deux nations de mener des négociations techniques poussées afin de formaliser un traité de paix pérenne autour de quatre dossiers hautement sensibles :
- Le programme nucléaire : L’accord s’appuie sur le Traité de non-prolifération (TNP). Washington affirme avoir obtenu des garanties que l’Iran n’accédera pas à l’arme atomique. Téhéran pousse de son côté pour sanctuariser son droit à l’enrichissement d’uranium civil. Un moratoire sur l’enrichissement s’étalant sur 15 à 20 ans est à l’étude.
- Les sanctions et avoirs gelés : L’Iran exige la levée des sanctions économiques internationales et le déblocage immédiat de milliards de dollars de fonds gelés à l’étranger pour financer sa reconstruction économique.


