YEMBA LOHAKA

Plan d’action conçu par M. Yemba en vue du renforcement de la Coopération entre la RDC et le Canada

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SEM Yemba Lohaka, Chargé d’Affaires de la RDC au Canada

Chargé d’Affaires de la RDC au Canada

Plan d’action conçu par M. Yemba en vue du renforcement de la Coopération entre la RDC et le Canada

C’est devant les participants présents à la cérémonie de remise des certificats de l’Académie cana dienne de Leadership et développement de capital humain aux lauréats africains que M. Yemba avait présenté son Plan d’action. Au cours de son intervention M. Yemba avait articulé son plan autour de trois (3) axes, ! savoir la Diaspora congo laise du Canada, la Société civile cana dienne et le Gouvernement canadien dans son sens le plus large ( les munici palités, les provinces et territoires et bien entendu le gouvernement federal ), car il entendait appeler à tous les paliers du Gouvernement, conformément aux règles établies.

1- Il s’engageait à ensiibiliser la Diaspora congolaise du Canada au rôle lui assigné par le discours programme du Président de la République , Son Excellence Mon sieur Félix-Antoine TSHISEKEDI Tshilombo, prononcé le 13 décembre 2019, qui servira, désormais, de référence. Ensemble avec la Diaspora congolaise, il entendait discuter des voies et moyens qui pourraient permettre à leurs membres de contribuer efficacement au développe ment économique de leur pays d’origine, la RDC. Il souhaitait vivement que ces discussions conduisent à l’élaboration du cadre dans lequel seront définies les dif férentes actions concrètes à entreprendre pour rendre réelle la contribution que le pays attend d’elle.

2- La Société Civile canadienne, à travers leurs Organisations Non Gouvernemen tales (ONG) qui opèrent déjà en RDC sera mise à contribution et appelée à intensi fier leurs interventions dans le but de les systématiser durablement. Il entendait garder un contact permanent avec cette classe d’acteurs pour mieux répondre à leurs préoccupations, si tant est qu’il s’en gageait à aider ces organisations à dé ployer toutes leurs potentialités pour mieux assister la population congolaise.

3- La République Démocratique du Yemba Lohaka, Chargé d’Affaires de la RDC au Canada Tshisekedi, soulignait-il, vise la mise en œuvre des actions concrètes destinées à redynamiser l’environnement tant poli tique que socio-économique, pour le ren dre propice à une reconstruction avanta geuse pour la population.
• Environnement Politique et sécuri taire : la stabilité politique avec un pre mier transfert pacifique du pouvoir de puis l’indépendance du pays ; la stabilité des institutions, l’effort du Président pour mettre fin à l’insécurité dans le nord au pays.
• Environnement Juridique : les lois de la RDC pour garantir les investissements étrangers, l’effort du Chef de l’État pour lutter contre la corruption et l’impunité, l’effort du gouvernement pour améliorer le climat des affaires pour les investisse ments et les entreprises étrangères. Congo est déjà très reconnaissante de tout ce que le Canada accomplit sur le terrain, à travers son aide.

Alors faut-il en rester là ? La réponse est « non ». Le Canada, un pays ami de longue date, peut faire plus. Si l’aide canadienne permet, à terme, à l’économie congolaise de prospérer et de croitre, l’expansion de cette économie au rait un impact indéniable sur les pays voi sins qui partagent la frontière avec la RDC. La coopération Canado-Congolaise doit se diversifier et s’intensifier. Il est donc grand temps que nous puissions commencer à parler de coopération in dustrielle. Le Canada, avec ses pro grammes de subvention aux entreprises canadiennes qui veulent exporter leurs technologies, pourra encourager pareilles firmes à prendre pied dans un pays comme la RDC. Une industrie installée en RDC ne produirait pas seulement pour la RDC, mais aussi pour les neuf (9) autres pays limitrophes. Le Chargé d’affaires profitait de cette occasion pour rappeler les grands thèmes de ce discours. Le discours-programme du Président
• Environnement économique : promou voir les atouts économiques de la RDC pour attirer les financements et les inves tissements canadiens, promouvoir les ré formes initiées par le gouvernement dans le cadre des finances publiques, les me sures prises par le gouvernement pour assainir les finances publiques ; l’effort du gouvernement pour maintenir la sta bilité du cadre macroéconomique en RDC.
• Investissements et échanges commer ciaux: Les investissements miniers canadiens en RDC sont importants mais les investisse ments pour la diversification de l’écono mie sont absents. Les relations commer ciales entre le Canada et la RDC sont modestes. En 2017, les échanges bilaté raux entre les deux pays se sont élevés à environ 54.6 millions de dollars. Les ex portations canadiennes ont atteint 13,6 millions de dollars principalement avec le textile, les matériaux de transport et la machinerie. Les importations canadiennes étaient de près de 41 millions de dollars compre nant le cacao, le bois, les pierres pré cieuses et les métaux.

Mon objectif au Canada est de travailler pour l’augmenta tion des investissements et les échanges commerciaux entre la RDC et le Canada à travers les trois instruments suivants. Je ne ménagerai aucun effort pour aller dans les différentes chambres de commerce ca nadiennes pour expliquer à leurs mem bres l’avantage à prendre pied dans un pays aussi stratégique que la RDC. Tout le monde devrait s’accorder à reconnaitre que, avec un pays aux grandes potentia lités comme la RDC, ce niveau d’échanges est inacceptables. Et pour ar river à des niveaux qui correspondent aux attentes, il faut absolument mettre en place des structures capables d’augmen ter et diversifier les échanges. M. Yemba Lohaka, Chargé d’Affaires de la RDC au Canada et M. Anold Kondrat, Chairman et Président Exécutif de Loncor Ressources, ex Banro Corporation • Accords commerciaux: Il n’y a aucun accord en vigueur entre les deux pays. Pourtant les deux pays avaient entamé des négociations bilatérales en février 2015, en vue de parvenir à un Accord sur la promotion et la protection des investis sements étrangers (APIE), mais celles-ci sont fort malheureusement au point mort depuis maintenant cinq ans.

En l’absence d’un Accord de protection des investisse ments, le climat actuel des affaires pose rait de sérieux défis aux entreprises cana diennes. Mon objectif est de travailler pour fa ciliter la conclusion d’un Accord qui pourrait grandement contribuer à accroî tre les investissements canadiens en Ré publique démocratique du Congo et fa voriser la croissance et le développement Sur cette photo, les participants à la cérémonie de remise des certificats de l’Académie canadienne de Leadership, de gouche à droite: M. André Turmel, Associé Fasken et Co-Président Groupe Énergie Globale, Mme Isma Lazizi, Vice-Présidente, développement des affaires, SNC-Lavalin et M. Richard Martin, Président, Académie canadienne de Leadership économique du pays. À cet effet, le cadre adéquat demeure la convocation d’une Réunion de Commission Mixte entre les deux pays. Les chambres de commerce doivent se multiplier entre les deux pays afin de mettre à la dispostion des entre prises congolaises et canadiennes un ca dre dans lequel elles pourront débattre des obstacles qui les empêchent d’accroi tre et diversifier le volume d’échanges.
• Aide au développement internatio nal : Plaider pour que le Canada augmente son aide pour la RDC à travers le renforce ment des capacités des institutions pu bliques qui est au cœur de la stratégie du Canada, lequel souhaite contribuer à met tre en place un État plus démocratique, plus prospère et plus équitable. Nous al lons aussi plaider pour une aide humani taire substantielle aux populations tou chées par les conflits. Également, nous allons encourager le Canada à travailler à renforcer le système de santé congolais en ciblant les besoins prioritaires des popu lations démunies, en particulier ceux des mères, des enfants et des jeunes. Pour terminer, il a appelé la diaspora congolaise et les gens d’affaires du Ca nada à investir en RDC. «Mon rôle au Ca nada consiste notamment à promouvoir les intérêts économiques de la RDC au Canada par plusieurs moyens.
C’est le cas du soutien au secteur privé congolais lors des activités telles que les missions commerciales au Canada, de l’organisation ou participation à des mis sions économiques en RDC, de la promo tion des investissements et financements créateurs d’emplois en RDC» a- t-il conclut.

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