Le bouleversement géopolitique du monde et la diplomatie transactionnelle basée sur les affaires et le deal.

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Jean Tele Udimba, Président du Groupe Diplomat investissement

Par Jean Tele Udimba

En 1996, j’ai fondé le Magazine Diplomat investissement à Montréal, dont la vision et la mission étaient axées sur la diplomatie économique dans le cadre de la géopolitique basée sur la globalisation de l’économie. Cette globalisation des marchés avait fait naitre l’émergence des nouveaux acteurs tels que la Russie, la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud remettant en cause l’hégémonie occidentale et ont permis à ces pays de profiter de la mondialisation des marchés pour accroitre leurs développements économiques et constitués des leaders du Sud Global en mettant l’accent sur le monde multipolaire. Ce bouleversement va entrainer certains pays comme les États-Unis à prendre des mesures anti mondialisation et anti multilatéralisme telles le protectionnisme, l’isolationnisme, les guerres commerciales et mettre en place l’impérialisme, l’expansionnisme et les négociations reposées sur les intérêts et les Deals dont les règles de droit international sont mises à l’épreuve.

Dans cet ordre mondial en mutation, les économies et les marchés mondiaux traverseront les plus de turbulences de l’histoire. L’avenir sera probablement radicalement différent de ce que nous avons connu, nous assisterons non seulement à l’apparition des nouvelles puissances mondiales multipolaires (BRICS +) venant défier l’hégémonie de l’ordre mondial existant mais également la formation des nouvelles alliances dont les valeurs sont en train d’être remplacées par les intérêts. La domination des institutions de Bretton Woods sont concurrencées par les financements et les Investissements multipolaires des nouveaux pays émergents.

Dans cette nouvelle configuration, la diplomatie transactionnelle que nous définissons comme « la diplomatie des affaires et de deal » viendront basculer l’orthodoxie des échanges économiques classiques et bouleverseront les règles du commerce international (naissance d’isolationnisme, d’interventionnisme, d’expansionnisme, des conquêtes des marchés, des protectionnismes et des guerres commerciales).

La montée en puissance de la diplomatie transactionnelle et de « deal » est un constat marquant des relations internationales actuelles, où les intérêts concrets et immédiats priment de plus en plus sur les valeurs et les normes occidentales traditionnelles. Cette approche, axée sur le « donnant-donnant », le réalisme et la force, redéfinit l’ordre mondial et marque une rupture avec l’ordre libéral basé sur des règles.

En plein bouleversement économique mondial tous les pays cherchent à ajuster leurs diplomaties. Les deux crises majeurs ( COVD-19 et la guerre d’Ukrain) ont pour vertu de rappeler l’importance du métier de diplomate classique, depuis quelque temps relégué au second rang au profit d’une hyper-présidentialisation des prises de parole, de la loi du plus fort et des négociations diplomatiques transactionnelles basées sur le deal:

C’est un constat qui gagne en force. La diplomatie mondiale bascule de plus en plus du côté du pragmatisme pur, où les intérêts concrets priment sur les principes, valeurs démocratiques ou les droits de l’homme. 

Voici les piliers de cette tendance :

Les piliers de la diplomatie transactionnelle

  • Priorité aux résultats : On privilégie les accords bilatéraux rapides (commerce, sécurité) aux traités multilatéraux lents.
  • Érosion des valeurs : Les critères moraux (démocratie, climat) deviennent des variables d’ajustement ou des monnaies d’échange.
  • Approche « à la carte » : Les pays choisissent leurs partenaires selon le projet, sans alliance idéologique fixe.
  • Retour du rapport de force : La puissance brute et la capacité de « dealer » remplacent les normes juridiques internationales. 

Pourquoi ce changement ?

  • Le déclin de l’influence occidentale : Les puissances émergentes (BRICS+) proposent des investissements sans conditions politiques ou des valeurs qui caractérisent l’occident.
  • Le réalisme économique : La sécurisation des ressources (énergie, métaux critiques) dicte les rapprochements stratégiques.
  • La fatigue multilatérale : Les institutions comme l’ONU sont perçues comme trop lentes ou paralysées par les vetos.
  • L’influence de leaders « dealmakers » : Des figures politiques majeures traitent les relations étrangères comme des négociations commerciales.
  • L’axe tripolaire: Cettre nouvelle diplomatie est caractérisée par les États-unis, la Russie et la Chine: Cette description reflète une vision du monde tripolaire de plus en plus caractérisée par le retour de sphères d’influence impériales ou de « pré-carrés ». 
  • Voici une analyse de cette dynamique basée sur les tendances géopolitiques actuelles 2025-2026 :
  • 1- États-Unis : Consolidation de l’Amérique du Nord, du Sud et Arctique
  • La stratégie américaine actuelle tend vers la création d’un « super-bloc » (Greater North America) intégrant économiquement et sécuritairement le Canada, le Mexique et les États-Unis.
  • Le Groenland est ciblé comme un ancrage stratégique nordique, avec des tentatives d’influence américaine accrue pour sécuriser les ressources et contrer la Russie/Chine.
  • L’Amérique du Sud reste perçue comme un pré-carré traditionnel, bien que défié par la présence économique chinoise.
  • 2- Russie : Tentative de reprise en Europe
  • La Russie cherche à exploiter une fracture entre les États-Unis et l’Europe, profitant d’une possible réduction de l’engagement américain (OTAN) pour réaffirmer son influence sur le continent européen, notamment en cherchant une « paix » favorable en Ukraine.
  • Elle utilise des tactiques de coercition et de pression cyber/militaire pour tester la cohésion européenne.
  • 3- Chine : Hégémonie en Asie-Pacifique et Indo-Pacifique
  • La Chine cherche à établir une domination régionale, en particulier en mer de Chine méridionale et orientale, en normalisant la présence militaire de l’Armée populaire de libération (APL) autour de Taïwan.
  • Taïwan est le point central de cette stratégie. Pékin intensifie ses pressions militaires et diplomatiques (sorties aériennes et navales fréquentes) pour réduire la souveraineté de l’île et la contraindre à la réunification. 
  • Cette nouvelle « diplomatie » se caractérise davantage par un « retour des empires » et une « arsenalisation de l’interdépendance » où les règles internationales sont supplantées par des rapports de force directs.

Certains États émergent ont compris qu’il fallait étoffer leur service diplomatique orienté vers la transaction.  La diplomatie de Deal du président américain est une illustration : enterré l’accord de libre-échange transpacifique. Mais pour lancer une diplomatie du deal en faveur des géants de Wall Street, misant sur les rapports de forces économiques, commerciaux et militaires. Au risque d’alimenter de graves tensions avec la Chine ou en Europe.

À peine installé à la Maison-Blanche, Donald Trump a pris plusieurs décrets fortement : Le traité de libre-échange transpacifique (TPP) est mort. Donald Trump a publié son acte de décès dès, peu après son entrée à la Maison-Blanche. « Nous en parlions depuis longtemps », a-t-il simplement justifié en signant l’acte de retrait des États-Unis. Sans surprise, il a renoué avec sa démagogie de campagne pour présenter cette mesure comme un moyen de stimuler l’emploi et protéger les intérêts du « travailleur américain ». Le TPP avait été signé en 2015 par 12 pays bordant le Pacifique. En couvrant près de 40 % de l’économie mondiale, il visait explicitement à isoler la Chine, tenue à l’écart de la négociation. Il s’agissait de définir des règles commerciales qui devaient permettre, dans l’esprit des promoteurs de l’accord, de contenir la montée en puissance économique de la Chine en obligeant ses groupes à se fondre dans une réglementation internationale définie, de fait, par les États-Unis.

Personne ne regrettera le sort du TPP, ni du côté des syndicats ou des progressistes états-uniens qui se sont fortement mobilisés contre.

États-Unis et Golfe : à la recherche d’un nouveau deal

Deux annonces des derniers mois pointent vers un réengagement américain dans la péninsule arabique.

A son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden avait recentré la diplomatie américaine sur la menace chinoise et délaissé les enjeux golfiques. Le nouveau président semblait désireux de rompre avec les amitiés de son prédécesseur dans la région et prenait acte du fait que l’approvisionnement en énergie des États Unis ne dépendait plus de la relation avec Riyad.

Les gains d’influence de la Chine dans le Golfe et l’impact de la guerre en Ukraine sur les marchés mondiaux des hydrocarbures ont contraint Washington à revoir sa copie.

En juillet 2022, le président américain Joe Biden se rend en Arabie saoudite pour aplanir les relations et obtenir une hausse de production — le baril a atteint 130 USD en juin. Sans succès.

Les États du Golfe continuent leur rapprochement avec la Chine et le “Sud Global” : discussions autour de la dédollarisation, participation en grandes pompes de Xi Jinping au sommet du CCEAG en décembre 2022, politique à l’OPEP+ favorable à la Russie, intermédiation chinoise dans le rapprochement saoudo-iranien, adhésion de l’Arabie saoudite et des Émirats aux BRICS…

Dans ce contexte, difficile de ne pas voir dans l’annonce d’un corridor économique entre l’Inde, le CCEAG et l’Europe impulsé par Washington dernièrement, et dans la signature d’un accord de défense bahreïno-américain, une nouvelle tentative pour les Etats-Unis de se repositionner dans la région.

Avec l’IMEC, les Etats-Unis proposent un grand projet de connectivité alternatif à la Belt & Road Initiative chinoise, arrimant ensemble de façon inédite l’Europe, Israël, l’Inde et le Golfe. Le projet dont les paramètres exacts restent à définir concerne le transport de marchandises, les câbles sous-marins et même le transport d’hydrogène par pipelines.

Avec Bahreïn, les Etats-Unis réhaussent leur coopération de défense bilatérale en introduisant un mécanisme de consultation en cas de menace. L’accord prévoit aussi un partenariat renforcé dans le domaine des “technologies de confiance”; lire intelligence artificielle et 5G. C’est un signal envoyé aux pays voisins, l’accord est d’ailleurs conçu pour accueillir de nouveaux membres.

Ces annonces peuvent-elles changer la donne?

Probablement pas. Les relations économiques entre le Golfe et les Etats-Unis ont été déterminées par deux accords historiques dont les fondamentaux se sont étiolés. En 1945, au sortir de la seconde guerre mondiale, dans un entretien célèbre à bord de l’USS Quincy, Roosevelt s’entend avec Ibn Saoud pour apporter à l’Arabie saoudite une garantie de sécurité en échange d’un accès bon marché au pétrole. En 1974, après le 1er choc pétrolier, les deux pays renouvellent leur accord “sécurité contre énergie”, en y ajoutant un engagement des Saoudiens à investir leur rente dans la dette américaine — le mécanisme des pétrodollars.

Aujourd’hui, le Golfe continue à vouloir un engagement de sécurité ferme des Etats-Unis (idéalement du type Article 5 otanien couplé à des ventes d’équipements militaires plus avancés), mais Washington est désormais indépendant en énergie et a diversifié les investisseurs dans sa dette — les principaux créditeurs sont désormais asiatiques.

Cette diplomatie multilatérale de Joe Biden  à de limite selon Donald Trumpo qui prône d’un nouveau deal entre les Etats-Unis et le reste du monde :

Dans sa lutte de renégocier les accords et les deals sur les tarifs douaniers, l’administration de Donald Trump a affirmé que plus de 50 pays avaient pris contact avec la Maison-Blanche pour négocier sur les droits de douane généralisés imposés par Washington, prévenant que ces discussions pourraient prendre plusieurs mois.

La diplomatie de deal entre Washington et Moscou

Après leur rapprochaient spectaculaire: Poutine et Trump préparent un « mega deal » sur les terres rares. Souhaite-t-il que l’histoire se souvienne de lui comme ayant mis fin à cette guerre sanglante? Vise-t-il le prix Nobel de la paix? Veut-il simplement permettre aux entreprises américaines de reprendre le commerce avec la Russie?

À ce sujet, le New York Times rapportait que Kirill Dmitriev, un proche de Poutine, qui parle parfaitement l’anglais et qui a fréquenté Harvard et l’entreprise McKinsey, avait un chiffre révélateur à présenter aux Américains soit 324 milliards que les américains ont perdu lors des sanctions contre Moscou. En faisant le deal avec les russes le président Trump penses faires de bonnes affaires avec la Russie.

Depuis plusieurs mois le dialogue diplomatique entre la Russie et les États-Unis s’est considérablement approfondi en février dernier, Vladimir Poutine avait déclaré à la télévision que la Russie était ouverte à des projets avec Washington pour développer son industrie des terres rares. Donald Trump avait déclaré les États-Unis sont prêt à travailler à « d’importants accords d’investissement économique avec la Russie ».

« Nous sommes prêts à attirer des partenaires étrangers, et nos soi-disant nouveaux territoires historiques, qui sont retournés à la Fédération de Russie, y ont également certaines réserves [de terres rares]. Nous sommes prêts à travailler avec nos partenaires étrangers, y compris américains, dans ce domaine également. », a déclaré Poutine le 24 février.

Au cours d’un conseil des ministres en partie retransmis à la télévision, le président russe a annoncé le démarrage du projet « Nouveaux matériaux et chimie » qui vise à développer l’industrie des métaux rares, essentiels à des secteurs comme la microélectronique, l’énergie ou la défense 2.

  • Le développement « exponentiel » de la production de métaux rares est désigné par le président russe comme une priorité pour renforcer l’infrastructure numérique et industrielle de la Russie.
  • Cette annonce construit une séquence avec le « Forum des technologies du futur », un événement organisé à Moscou la semaine dernière au cours duquel le président russe a cherché à projeter l’image de la Russie comme étant une puissance d’avenir.

L’annonce de ce projet coïncide explicitement avec la négociation de l’accord entre Washington et Moscou.

  • Poutine a exprimé publiquement sa volonté de collaborer avec les États-Unis sur l’exploitation des métaux rares, y compris dans les territoires conquis en Ukraine.
  • Le porte-parole du Kremlin a déclaré : « les Américains ont besoin de terres rares. Nous en avons beaucoup… Nous avons nos propres plans de développement des ressources stratégiques, mais il existe également de nombreuses possibilités de coopération dans ce domaine ».

L’insistance sur l’abondance de matériaux critiques et de terres rares en Russie semble également faire son chemin à la Maison-Blanche.

  • Les métaux rares, composés de 17 éléments, sont indispensables pour la fabrication d’aimants utilisés dans les véhicules électriques, ainsi que dans des équipements électroniques tels que les téléphones, les systèmes de fusées et les éoliennes.
  • Leur importance stratégique est accentuée par le fait que la Chine domine actuellement la chaîne d’approvisionnement mondiale, exposant ainsi les États-Unis à une faiblesse qu’ils tentent de corriger depuis des années.
  • La Russie se classe au 5e rang des pays possédant les plus grandes réserves de terres rares après la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Australie.

Avec cette diplomatie de deal :

  • Donald Trump met en avant les vastes réserves de métaux rares en Russie, et souligne l’importance de ces ressources pour une éventuelle future coopération économique.
  • Il a notamment affirmé : « [La Russie] est un très grand pays, en fait c’est le plus grand en termes de territoire, et ils ont des ressources très précieuses que nous pourrions utiliser. Et nous avons quelque chose qui pourrait leur être utile. Il serait bon que nous puissions établir une telle coopération ».

La diplomatie de deal avec l’Ukraine

 Le gouvernement de l’Ukraine a accepté de signer le « deal » américain sur l’exploitation des minerais, du gaz et du pétrole en Ukraine

Les États-Unis et l’Ukraine ont signé à Washington un vaste accord économique mettant en place un fonds d’investissement dans la reconstruction de ce pays ravagé par la guerre et donnant à l’administration Trump un accès aux ressources naturelles ukrainiennes.

Cet accord intervient parallèlement à de multiples tractations diplomatiques en cours pour trouver une issue au conflit, trois ans après l’invasion russe de l’Ukraine.

Je suis heureux d’annoncer la signature de l’accord historique de partenariat économique avec l’Ukraine, a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, dans un message vidéo.

Avec les États-Unis, nous créons ce fonds qui attirera des investissements mondiaux dans notre pays, s’est félicitée pour sa part la ministre ukrainienne de l’Économie, Ioulia Svyrydenko, qui a fait le déplacement à Washington pour signer le document.

L’accord avec Washington financera des projets d’extraction de minerais, de pétrole et de gaz, a précisé la ministre ukrainienne sur Facebook.

Mais l’Ukraine conserve l’entière propriété et le contrôle de ces ressources, y compris le sous-sol, et ce sera l’État ukrainien qui déterminera où et quoi extraire, a-t-elle dit.

Le président américain Donald Trump avait réitéré mercredi, avant la signature, que les États-Unis souhaitaient, pour nos efforts vis-à-vis de l’Ukraine, avoir quelque chose en retour. Et nous avons dit : les terres rares. Ils ont de très bonnes terres rares.

Les États-Unis ont fourni, sous l’ancienne administration de Joe Biden, des dizaines de milliards de dollars d’aide à l’Ukraine, après l’invasion de ce pays par la Russie en février 2022.

Le fabricant de puces électroniques TSMC signe un accord de 100 milliards de dollars pour construire davantage d’usines aux États-Unis

Le deal Taiwan-États-Unis

Le fabricant taïwanais de puces TSMC a signé un accord pour investir 100 milliards de dollars dans la construction de trois nouvelles usines de fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis, ainsi que de deux autres installations.

Le dernier accord, signé par le PDG et président de TSMC, le Dr CC Wei, et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, s’ajoute à l’investissement de 65 milliards de dollars de TSMC dans ses opérations de fabrication de semi-conducteurs avancés à Phoenix, en Arizona.

L’expansion comprend des plans pour trois usines de fabrication, deux installations d’emballage avancées et un centre d’équipe de recherche et développement.

TSMC a déclaré que cette mesure soutiendrait 40 000 emplois dans le secteur de la construction au cours des quatre prochaines années, ainsi que la création de milliers d’emplois technologiques bien rémunérés.

Le deal Japon-États-Unis

Le président américain Donald Trump et le premier ministre japonais Shigeru Ishiba, en visite aux États-Unis, ont annoncé que le groupe japonais Nippon Steel allait investir dans l’aciériste américain U.S. Steel plutôt que le racheter.

« Je ne voulais pas que ce soit racheté, mais un investissement, j’adore. Et ils vont faire un gros investissement », a déclaré M. Trump, lors d’une conférence de presse commune avec M. Ishiba, à la Maison-Blanche.

Les deux groupes industriels ont annoncé en décembre 2023 le projet d’acquisition à 14,9 milliards de dollars [dette comprise] de U.S. Steel par son rival Nippon Steel.

Le groupe technologique japonais SoftBank promet à Donald Trump d’investir 100 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années pour se développer aux États-Unis. Créée en 1981, la SoftBank Corporation est une société d’investissement japonaise.

Intérêt pour Donald Trump, intérêt pour Tokyo

Pour le président américain, l’intérêt est de montrer tout simplement que l’Amérique est attractive par rapport à d’autres zones dans le monde, dont la Chine et l’Europe qui, avec ses persistantes divisions internes et son manque de stratégie commune en matière industrielle, perd de son influence.
L’Arabie saoudite promet à Trump 600 milliards de dollars

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a promis un deal au président américain, Donald Trump, d’injecter 600 milliards de dollars dans le commerce et les investissements aux États-Unis. 

Il lui a fait part de « l’intention du royaume d’élargir ses investissements et échanges commerciaux avec les États-Unis sur les quatre prochaines années, à hauteur de 600 milliards de dollars, voire davantage », a-t-elle ajouté.  

Le président républicain a négocié les accords d’Abraham en 2020, qui ont vu Israël normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc. Les analystes s’attendent à ce que sa nouvelle administration cherche à parvenir à un accord similaire avec l’Arabie saoudite.

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