Benjamin Netanyahu a fermement affirmé qu’Israël n’a pas accepté la nouvelle feuille de route pour Gaza, soutenue par l’administration Trump. Le Premier ministre israélien rejette notamment le lien fait entre le retrait des troupes israéliennes et le processus de désarmement du Hamas.
« Ils nous ont envoyé un projet, que nous n’avons pas accepté : ce n’est pas notre projet », a déclaré Netanyahu, soulignant que la sécurité d’Israël n’est pas négociable, malgré l’amitié affichée avec les États-Unis.
Le calendrier du retrait, point de discorde principal
Bien que le Hamas ait approuvé ce plan prévoyant la fin des combats et un retrait progressif de l’armée israélienne (Tsahal), le désaccord persiste sur la chronologie. Israël exige un désarmement préalable et total du Hamas avant tout retrait, s’opposant à la simultanéité proposée par Washington. Actuellement, Tsahal contrôle plus de 60 % de l’enclave, le chef d’état-major affirmant la poursuite des opérations.
Pressions politiques et élections en vue
Malgré les assurances du médiateur américain, M. Mladenov, sur le maintien des positions israéliennes jusqu’au désarmement complet, le gouvernement de Benjamin Netanyahu est sous pression. Ses alliés d’extrême droite et l’opposition critiquent le plan, perçu comme une faiblesse face au Hamas. Ce refus s’inscrit dans le contexte d’élections législatives israéliennes cruciales en octobre 2026, agissant comme un référendum sur sa gestion sécuritaire depuis le 7 octobre 2023.

