Apple a officiellement lancé la phase de test de sa suite logicielle Apple Intelligence en Chine, en scellant un partenariat stratégique majeur avec le géant local de la tech, Alibaba. Intégrée à la version bêta d’iOS 27.3 réservée aux développeurs, cette mise à jour marque un tournant pour la firme à la pomme, confrontée à des barrières réglementaires uniques sur le premier marché de la téléphonie mobile au monde.
Après de longs mois de négociations et de retard par rapport au marché occidental, l’écosystème d’Apple s’appuie désormais sur le modèle de langage Qwen d’Alibaba pour propulser ses outils d’intelligence artificielle.
Un lancement progressif sous le signe des restrictions
Si le déploiement de cette version bêta suscite l’enthousiasme, il s’accompagne d’un calendrier étalé et de fonctionnalités encore bridées :
- Un calendrier progressif : Les premiers tests sont actuellement réservés aux développeurs. Le grand public chinois devra patienter jusqu’en décembre 2026 pour bénéficier de la version stable d’iOS 27.3.
- Les fonctions disponibles : Pour cette phase initiale, Apple Intelligence propose la traduction en temps réel des appels téléphoniques, ainsi que des outils de synthèse de texte et de vérification des messages.
- Le grand absent : L’assistant vocal Siri, qui doit incarner la véritable révolution de l’IA chez Apple avec iOS 27, reste indisponible dans cette phase de test en Chine.
Alibaba, le partenaire indispensable pour l’agrément de Pékin
Le choix d’Alibaba ne relève pas d’une simple préférence technologique, mais d’une obligation légale stricte. Le gouvernement chinois impose que toute IA générative grand public soit validée par les autorités réglementaires. De plus, l’intégralité des données des utilisateurs doit être traitée localement sur des serveurs hébergés en Chine.
Les partenaires habituels d’Apple, à l’instar d’OpenAI ou de Google, étant bannis ou fortement restreints sur le territoire, Apple a dû composer avec les champions nationaux. En obtenant le feu vert des autorités en juillet 2026, Apple fait une concession de taille : elle confie une partie de son expérience utilisateur à un tiers, réduisant son contrôle habituel sur l’intégration verticale de ses services.
Un enjeu économique crucial face aux géants locaux
Pour Apple, l’enjeu est colossal. Le marché chinois compte un bassin estimé à plus de 110 millions d’iPhones compatibles avec Apple Intelligence. Réussir ce lancement est impératif pour freiner la baisse des parts de marché de la marque en Chine.
La firme de Cupertino fait face à la concurrence agressive de constructeurs locaux comme Huawei, Xiaomi et Oppo. Ces derniers ont pris une avance considérable en intégrant, depuis de longs mois, leurs propres agents d’IA parfaitement adaptés aux spécificités culturelles et linguistiques du marché chinois. Reste à savoir si l’alliance entre Apple et Alibaba suffira à inverser la tendance.

