Face à la tragédie des feux de forêt qui viennent de ravager le nord et l’est de l’Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a pris une décision radicale. Dimanche 30 août 2026, le chef de l’État a annoncé le rétablissement et l’exécution effective de la peine de mort pour les auteurs d’incendies volontaires. Cette mesure marque une rupture historique avec le moratoire sur la peine capitale en vigueur dans le pays depuis 1993.
Un bilan humain lourd et trois jours de deuil national
La fin du mois d’août 2026 a été marquée par de violents incendies attisés par une canicule extrême et des vents violents. Les provinces de Béjaïa, Jijel et Tizi Ouzou ont été les plus durement touchées. Le bilan officiel fait état d’au moins 12 morts et de dizaines de blessés, en plus de dégâts matériels considérables.
Devant l’ampleur du drame et l’émotion nationale, la présidence a décrété un deuil national de trois jours. En signe de respect pour les victimes, toutes les compétitions sportives et les festivités culturelles ont été suspendues à travers le territoire. À l’international, la France a rapidement exprimé sa solidarité, le président Emmanuel Macron proposant l’aide opérationnelle de son pays.
« Il y aura exécution » : La fin d’un moratoire de 33 ans
C’est lors d’une réunion d’urgence avec les hauts responsables civils et militaires que le président Tebboune a durci le ton. Alors que la justice algérienne continue de prononcer des peines de mort qui sont systématiquement commuées en prison à perpétuité depuis 1993, le pouvoir exécutif veut désormais appliquer la sentence.
« On réinstaure la condamnation à mort pour les pyromanes. Il y aura exécution », a martelé le président à la télévision nationale, précisant que la sentence sera appliquée dès l’épuisement de toutes les voies de recours juridiques.
Le ministre de la Justice a reçu l’ordre de modifier en urgence le Code pénal afin d’y intégrer cette disposition spécifique. La réforme législative doit être finalisée avant le 15 septembre 2026. Plusieurs suspects, accusés d’avoir allumé volontairement des feux, ont déjà été interpellés par les forces de sécurité.
Indemnisations d’urgence pour les sinistrés
Parallèlement au volet répressif, le gouvernement algérien tente de parer à l’urgence sociale. Des centaines de familles ont tout perdu dans les flammes : habitations, cheptels et terres agricoles.
Le président a exigé que le recensement et l’indemnisation totale des sinistrés soient bouclés d’ici le 15 septembre 2026. L’État s’est engagé à prendre en charge la reconstruction des logements détruits et le remplacement des équipements ou des animaux perdus, afin de permettre aux populations locales de surmonter au plus vite cette catastrophe.

