Le Caire, le 7 juillet 2026 – L’Égypte s’apprête à recevoir une bouffée d’oxygène financière cruciale pour son économie. D’ici quelques jours, l’Union européenne va débloquer une nouvelle tranche d’aide de 1,5 milliard d’euros, confirmant le renforcement de son partenariat stratégique avec Le Caire.
L’annonce a été officialisée par le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, lors d’une conférence de presse conjointe à la nouvelle capitale administrative égyptienne avec Dubravka Šuica, la commissaire européenne chargée de la région Méditerranée.
Un calendrier de décaissement précis
Ce versement s’inscrit dans le cadre du programme d’assistance macrofinancière (AMF) de l’Union européenne, d’un montant total de 5 milliards d’euros sous forme de prêts concessionnels.
La feuille de route financière se précise :
- Début juillet 2026 : Transfert imminent de 1,5 milliard d’euros.
- Début de l’automne 2026 : Versement de la dernière tranche, également fixée à 1,5 milliard d’euros.
- Rappel des faits : L’UE a déjà injecté 2 milliards d’euros dans l’économie égyptienne dans le cadre de ce mécanisme (1 milliard d’euros en janvier 2025, suivi d’un autre milliard d’euros au début de l’année 2026).
Stabilisation économique et enjeux régionaux
Ce soutien massif découle du « Partenariat stratégique et global » signé en mars 2024 entre Bruxelles et Le Caire, doté d’une enveloppe globale de 7,4 milliards d’euros. Au-delà des prêts macrofinanciers, cet accord englobe des investissements bilatéraux ainsi qu’un volet sécuritaire renforcé, notamment sur la gestion des flux migratoires et la lutte contre le terrorisme.
Pour l’Égypte, confrontée à une inflation persistante et aux répercussions économiques des tensions géopolitiques au Moyen-Orient (notamment la baisse des revenus du canal de Suez), cette aide est vitale. Elle doit permettre de stabiliser la monnaie nationale, de reconstituer les réserves de change et de rassurer les investisseurs internationaux quant à la mise en œuvre des réformes structurelles exigées par les bailleurs de fonds.
