Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a réaffirmé une position politique inébranlable en s’engageant à accélérer le développement des capacités de défense nationale de son pays. Lors de la clôture d’une réunion de trois jours du Parti des travailleurs de Corée, il a fermement défendu l’extension de son arsenal atomique face aux menaces brandies par les États-Unis et la Corée du Sud.
La menace d’un conflit imminent
Selon le dirigeant nord-coréen, la coopération militaire accrue entre Washington et Séoul pousse dangereusement la péninsule au bord d’une guerre nucléaire.
- Accusations directes : Pyongyang accuse nommément les deux alliés de planifier l’attribution d’un sous-marin nucléaire à Séoul.
- Dissuasion renforcée : Face à ce qu’il qualifie de provocations, Kim Jong Un présente l’atome comme l’unique outil d’autodéfense légitime pour le pays.
Un statut nucléaire irréversible
Cette déclaration s’inscrit dans une posture de fermeté absolue, largement appuyée par la sœur du dirigeant, Kim Yo Jong. Celle-ci a rappelé que le programme nucléaire de la Corée du Nord avait atteint un point de non-retour. Le statut d’État nucléaire de Pyongyang est désormais présenté comme totalement irréversible, coupant court aux espoirs de reprise des négociations sur la dénucléarisation, au point mort depuis l’échec du sommet de Hanoï en 2019.
Escalade technologique et démonstration de force
Sur le terrain, la Corée du Nord concrétise ses menaces par des avancées techniques majeures :
- Nouveau fleuron naval : L’armée a récemment inspecté le Choe Hyon, son premier destroyer de 5 000 tonnes équipé de missiles nucléaires.
- Production en hausse : Des rapports de renseignement indiquent une augmentation significative de la production de matières fissiles sur le site de Yongbyon.
Parallèlement, la diplomatie nord-coréenne continue de fustiger la doctrine américaine de l’« America First » ainsi que l’alignement militaire croissant du Japon dans la région, consolidant un bloc de tension géopolitique en Asie de l’Est.