Le Moyen-Orient s’enfonce dans une crise militaire majeure après une quatrième nuit consécutive de bombardements américains en Iran, suivie de frappes de représailles de Téhéran contre plusieurs monarchies du Golfe. Face à cette escalade, le président américain Donald Trump a fixé un ultimatum de sept jours à la République islamique, menaçant de paralyser totalement ses infrastructures civiles.
Une pluie de missiles iraniens s’abat sur les pays voisins
En réponse aux incursions américaines et au blocus maritime imposé à ses ports, les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) ont étendu les hostilités au-delà de leurs frontières. Mercredi, Téhéran a pris pour cible plusieurs installations abritant des contingents américains dans le Golfe :
- Koweït : Des drones iraniens ont percuté le centre logistique stratégique de Mina Abdullah, utilisé par les troupes de l’armée américaine.
- Jordanie : La base aérienne d’Al-Azraq a subi une attaque massive de drones visant des hangars et des avions de chasse F-18. Les forces jordaniennes ont intercepté au moins trois missiles balistiques.
- Bahreïn : Les sirènes d’alerte ont retenti à Koweït City alors que le CGRI bombardait les entrepôts de carburant, de matériel militaire et le centre névralgique de la Cinquième flotte des États-Unis.
L’ultimatum électrique de Donald Trump
S’exprimant lors d’une interview accordée à Fox News, le président américain a durci le ton en proférant des menaces explicites contre l’économie et la survie quotidienne de l’Iran.
« Ça va vraiment mal tourner pour eux car la semaine prochaine ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine ce sera au tour des ponts », a prévenu Donald Trump.
Le locataire de la Maison-Blanche exige le retour immédiat des négociateurs iraniens à la table des discussions. Il a affirmé que l’offensive américaine se poursuivrait sans interruption « jusqu’à ce que je dise que cela suffit ». Sur le terrain, l’armée américaine a déjà frappé durement la côte sud de l’Iran, notamment les villes d’Ahvaz, Bandar Abbas et Bouchehr. Ces vagues de missiles ont d’ailleurs causé la mort de sept militaires iraniens dans une caserne proche d’Iranshahr.
Le détroit d’Ormuz totalement paralysé
Cette flambée de violence signe l’effondrement du protocole d’accord intérimaire signé le 17 juin dernier, qui prévoyait une trêve de 60 jours. Le cœur du conflit demeure le contrôle du détroit d’Ormuz, verrou maritime mondial par lequel transite un cinquième du commerce d’hydrocarbures.
En représailles au blocus de ses ports par les navires de guerre américains, l’Iran a officiellement ordonné la fermeture complète du détroit. Le CGRI a lancé une mise en garde solennelle à la communauté internationale : si les exportations de gaz et de pétrole iraniens sont bloquées, les livraisons de toute la région seront compromises. Le communiqué iranien conclut de manière tranchée que l’énergie du Golfe sera désormais accessible « pour tout le monde ou pour personne ».
