Dans une prise de parole publique inédite, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a fermement condamné le blocus d’habitations palestiniennes par des colons israéliens dans le village de Qusra. Connu pour ses positions pro-colonisation, le diplomate a qualifié l’événement d’« acte de terreur ».
La diplomatie américaine hausse le ton face aux violences des colons en Cisjordanie occupée. Jeudi 13 août 2026, l’ambassadeur américain Mike Huckabee est sorti de sa réserve habituelle pour dénoncer le siège imposé à trois habitations palestiniennes dans le village de Qusra, situé près de Naplouse. Les résidents locaux étaient privés d’accès à la nourriture et aux services de base depuis plusieurs jours.
L’affaire a pris une tournure internationale car l’une des familles piégées par ce blocus possède la double nationalité palestinienne et américaine. Face à cette situation, l’ambassadeur a fermement réagi sur les réseaux sociaux, qualifiant le comportement des colons d’« acte de terreur horrible » visant à harceler et à intimider des civils. Il a également dénoncé un « comportement de voyous » (thuggish behavior).
Une intervention directe des États-Unis
Cette prise de position marque un tournant en raison du profil de Mike Huckabee. Nommé par l’administration américaine pour ses liens étroits avec la droite israélienne et son soutien historique aux implantations, le diplomate utilise ici un vocabulaire d’une rare sévérité envers les franges les plus radicales des colons.
Selon les déclarations de l’ambassadeur, les forces de sécurité israéliennes (FDI) sont finalement intervenues sur place pour démanteler les avant-postes illégaux construits autour des maisons. Mike Huckabee a précisé que cette opération militaire avait été déclenchée « à la demande expresse » des autorités américaines.
Cet incident met en lumière les tensions croissantes autour de la protection des ressortissants américains en Cisjordanie, alors que la pression internationale s’intensifie sur le gouvernement israélien pour juguler les violences en territoires occupés.

