Homme d’influence et leader visionnaire
Par Sâadia Lakehal*
Le cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, dit « MBZ », est incontestablement la figure politique la plus influente de la fédération des Émirats Arabes Unis (EAU). Et c’est lui, pour le compte de son pays, les Émirats Arabes Unis, qui accueille dans la ville de Dubaï, la Cop28, ce sommet de l’ONU sur le Climat. Le choix des Émirats Arabes Unis par les Nations-Unies est consécutif aux efforts que ce pays ne cesse de fournir pour la lutte contre le réchauffement climatique, ainsi qu’à cause d’importants investissements réalisés par son gouvernement dans le secteur des énergies renouvelables. À ce sujet, on avance le chiffre de 50 milliards de dollars américains investis et cela place les Émirats Arabes Unis au premier rang des producteurs mondiaux de l’énergie propre.
Certains observateurs attribuent le succès des Émirats Arabes Unis pour obtenir l’organisation de la Cop 28 au Cheik Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane qui est homme de réseaux et d’influence, un leader visionnaire qui entretient des relations personnelles avec plusieurs dirigeants du monde.
Comment accède-t-il au pouvoir?
Le prince Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane a été élu le 14 mai 2022 « à l’unanimité » par les membres du Conseil suprême des Émirats Arabes Unis, pour succéder à son demi-frère Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, mort la veille à l’âge de 73 ans. Prince héritier d’Abou Dhabi et ancien vice premier-ministre, le nouveau dirigeant a déjà occupé plusieurs postes-clés au sein de l’État fédéral du Golfe. Cette élection officialise sa position de leader de cette riche monarchie du Golfe de quelque 10 millions d’habitants, devenue en moins de dix ans un acteur incontournable de la géopolitique du Moyen-Orient.
Troisième fils de cheikh Zayed ben Sultan Al-Nahyane, Cheikh Mohammed ben Zayed est le premier président et père-fondateur de la fédération des Émirats Arabes Unis. Formé dans la célèbre académie militaire britannique de Sandhurst dont il est sorti diplômé en 1979, il a rapidement gravi les échelons des forces armées pour devenir chef d’état-major en 1993. Il a le grade de général et assume, de fait, le commandement des forces armées. À la mort de son père en novembre 2004, « MBZ » est nommé prince héritier d’Abou Dhabi, et devient président de son Conseil exécutif, qui contrôle les finances stratégiques de l’émirat. Il rejoint aussi le Conseil supérieur du pétrole des Émirats Arabes Unis, organisme doté de larges pouvoirs dans le domaine énergétique. À la même époque, il devient conseiller spécial de son demi-frère, le président Khalifa ben Zayed Al-Nahyane. Cette fonction lui permet de prendre de facto les commandes de la fédération en 2014, lorsqu’un AVC empêche Khalifa ben Zayed Al-Nahyane d’exercer ses fonctions de chef d’état. Sous la direction de « MBZ », les Émirats Arabes Unis deviennent un acteur influent au Moyen-Orient et dans le monde.
Pays allié de l’Arabie saoudite et des États-Unis, les Émirats Arabes Unis ont su également tisser des très bonnes relations avec l’Asie, l’Amérique, l’Afrique, l’Europe et surtout la France. Raison pour laquelle plusieurs dirigeants européens se rendent souvent à Abou Dhabi pour rencontrer le nouveau président Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane. Il a développé un lien de proximité avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS).
Commandant des forces armées émiraties depuis 1993
Soldat formé dans la célèbre académie militaire britannique de Sandhurst dont il est sorti diplômé en 1979, il a rapidement gravi les échelons des forces armées pour devenir commandant des forces aériennes, chef d’état-major adjoint et enfin chef d’état-major en 1993. Il a le grade de général et assume de fait le commandement des forces armées.
Un homme ambitieux
Malgré sa réticence apparente à s’exprimer en public, son ambition s’est manfestée ces dernières années, à mesure que les Émirats se sont forgés un profil d’acteur régional majeur. Il a également été le président du Conseil exécutif d’Abou Dhabi, qui contrôle les importantes finances de l’émirat. Le prince a su tisser des liens dans presque toutes les capitales, en particulier auprès des partenaires occidentaux mais aussi du BRICS.
Sous sa clairvoyance, les Émirats Arabes Unis sont leader mondial sur le plan de la production d’énergies renouvelables.
Les Émirats arabes unis se sont engagés à tripler leur production d’énergies renouvelables, dans le cadre d’une série d’initiatives annoncées à quelques mois du sommet de l’ONU sur le climat prévu à Dubaï. Cet État du Golfe, qui figure parmi les principaux exportateurs de brut au monde, a également promis de développer sa production d’hydrogène et d’accélérer le déploiement des voitures électriques.
Environ 50 milliards d’euros investis
Les autorités n’ont pas fourni de détails sur ces nouvelles stratégies, dévoilées avant la conférence mondiale sur le climat (COP28), prévue début décembre à Dubaï et durant laquelle des centaines de participants débattront des moyens de lutter contre le réchauffement climatique. Les Emirats Arabes Unis ont une deuxième initiative «vise à consolider la position du pays en tant que producteur et exportateur d’hydrogène à faibles émissions au cours des huit prochaines années», à travers le développement des chaînes d’approvisionnement et des infrastructures, et la mise en place d’un centre de recherche. Ce pays de près de 10 millions d’habitants, dont 90% d’expatriés, prévoit par ailleurs de se doter d’un vaste réseau de stations de recharge dans le cadre d’une «politique nationale pour les véhicules électriques». La société chinoise WeRide recevra la première licence du pays pour les voitures autonomes, selon le communiqué du gouvernement Émirati.
Le boom des Émirats Arabes Unis
Les Émirats Arabes Unis figurent parmi les «gagnants» de la pandémie. La vie est revenue à la normale dès 2021, grâce notamment à la très bonne gestion de la crise du Covid: dispositions sanitaires strictes (et respectées à la lettre), test PCR à grande échelle dans le pays mais aussi aux frontières (l’un des premiers pays à le faire), traçages réguliers du personnel dans de nombreuses sociétés, etc. Les Émirats ont également mis en œuvre une campagne de vaccination de masse très bien réussie. Ces mesures ont permis aux Emirats d’ouvrir leurs portes aux touristes dès le mois d’octobre 2020, au moment où de nombreux pays fermaient leurs frontières.
Résultat: Dubaï est devenu une destination incontournable pour de très nombreux touristes. L’expo 2020 – qui a ouvert ses portes en 2021 – a été un immense succès avec près de 24 millions de visiteurs (celle de Milan avait attiré 21.5 millions dans un monde sans Covid).
Les Émirats Arabes Unis, un monde des affaires par excellence.
L’aéroport de Dubaï – véritable «hub» de l’aviation et le plus important du monde de par le trafic – devrait voir cette année le nombre de passagers y transitant quasiment doubler par rapport à 2021 avec 55 millions de passagers attendus. Le niveau record de 2019 devrait être dépassé en 2024. En ce qui concerne la marche des affaires, le port commercial de Jebel Ali profite de la forte reprise des échanges mondiaux, avec une croissance du chiffre d’affaires de DP World en hausse de 26% en 2021. Le Centre financier de Dubaï – le DIFC – enregistre ses meilleurs résultats depuis sa création il y a 16 ans avec une hausse de 36% des inscriptions en 2021. Près de 1,000 nouvelles sociétés ont été enregistrées l’année dernière, ce qui constitue un nouveau record.
Les Emirats Arabes Unis combinent également innovation technologique et initiatives juridiques pour se positionner comme le premier hub régional de la crypto-finance. Quant aux recettes liées au secteur de l’énergie, elles profitent de l’embellie des cours du pétrole. A la surprise de nombreux observateurs, le marché immobilier est en pleine reprise. En 2021, le volume de transactions a atteint un niveau record de 300 milliards de Dirhams, soit une augmentation de 72% par rapport à 2020. L’immobilier à Dubaï poursuit son envolée au premier trimestre 2022: les prix moyens des objets vendus ont bondi de 11,3% au cours du premier trimestre, selon un rapport de CBRE.
Et il ne s’agit pas que d’une reprise cyclique de la demande d’immobilier. En effet, les investisseurs reprennent confiance, saluant notamment des avancées géopolitiques ainsi que des réformes qui devraient pousser encore davantage de particuliers et d’entreprises à élire domicile à Dubaï ou dans d’autres Émirats.
Pour la première fois depuis de très nombreuses années, on assiste à un afflux de nouvelles introductions en bourse.
L’activité économique des Émirats profitent de tous ces vents favorables puisque le PIB réel devrait progresser de 4,6% en 2022 contre 3,4% en 2021.
FORTE REPRISE DES MARCHÉS D’ACTIONS
Les marchés locaux ont intégré cette embellie et anticipent des jours encore meilleurs. En 2021, l’indice d’Abu Dhabi a progressé de 76% alors que la bourse de Dubaï affiche un gain de 32%. En 2022, les actions des Emirats Arabes Unis continuent leur marche en avant avec des gains à deux chiffres, ce qui leur permet de figurer parmi les marchés les plus performants au monde.
La hausse des prix de l’immobilier bénéficie aux entreprises de développement et aux banques – deux secteurs très fortement représentés dans l’indice S&P UAE (environ 60%). La composition sectorielle de l’indice ainsi que la sensibilité de la région aux prix des hydrocarbures continuent d’attirer les investisseurs «value». Après la forte hausse des 12 derniers mois, l’indice S&P UAE se traite à environ 16 fois les bénéfices attendus. Le rendement moyen du dividende est proche de 4%. Pour la première fois depuis de très nombreuses années, on assiste à un affût de nouvelles introductions en bourse. L’IPO de Dewa, société de services publics, a connu un franc succès.
Une dizaine de sociétés contrôlées par l’Etat sont appelées à entrer en bourse en 2022. Citons notamment SALIK, Tecom, Empower, Dubai Duty Free, Jumeirah Group et même potentiellement Emirates Airlines. Les entreprises détenues par des familles locales sont également encouragées à entrer en bourse et le groupe Al Habtoor/ Al Futtaim pourrait envisager de coter certains de ses actifs. Combiné à l’augmentation des limites de détention par les étrangers, ces IPO devraient augmenter le poids des EAU dans les indices marchés émergents et de ce fait attirer les investisseurs internationaux.
En effet, le marché des actions des Émirats Arabes Unis est un marché niche au sein des pays émergents. Les volumes traités restent faibles – même en comparaison avec les standards des marchés émergents – et les bourses locales ne pèsent que très peu (1,2% pour 9 titres) dans l’indice MSCI Emerging Markets. Cependant, après des années de sous-performance, les marchés d’actions aux Emirats semblent devoir bénéficier des vents favorables cités ci-avant.
Dans un monde professionnel qui fait la part belle au travail à distance, les Emirats pourraient devenir une destination de choix pour de nombreux entrepreneurs, gérants de fonds, société de capital-risque, etc. Autant de développements macro-économiques qui devraient bénéficier aux titres actifs dans l’immobilier, la finance, les services et le tourisme. Si les actions des Émirats arabes unis bénéficient actuellement d’un contexte macroéconomique et géopolitique favorable, les risques de baisse subsistent.
Tout d’abord, les actions du Moyen-Orient restent tributaires – du moins dans une certaine mesure – des prix du pétrole. Une forte correction de l’or noir aurait un impact négatif sur la situation budgétaires des EAU et par ricochet sur les marchés boursiers locaux. Le dirham émirien est lié au dollar américain par un taux de change fixe, ce qui signifie que la banque centrale des EAU doit suivre les pas de la Fed en matière de politique monétaire. En tant que tel, les hausses de taux par la Fed impliquent un mouvement équivalent dans les EAU. Cela pourrait peser sur la consommation mais aussi sur le marché immobilier par le biais de la hausse des taux hypothécaires. En outre, la région continue d’être exposée aux risques géopolitiques. Les valorisations sont moins attrayantes qu’il y a un an. Enfin, la liquidité du marché des actions locales reste relativement faible et les opérations sur titres doivent donc être négociées en conséquence. À certains égards, les Émiriens sont en train de réussir leur pari de changement d’échelle, de passage de plateforme régionale à plateforme globale.
Dubaï en tête, a profité de la réouverture tardive de Singapour et de Hongkong, pour attirer les cadres et dirigeants d’entreprises à la recherche d’un cadre de travail flexible au plan sanitaire et disposant d’infrastructures les connectant au reste du monde. En 2021, plus de 72 000 sociétés ont été créées à Dubaï, contre 43 000 l’année précédente et 20 000 en 2018. Ces derniers mois, l’évolution des prix de l’immobilier (loyer en hausse de 25 % en glissement annuel en août), du taux d’occupation des hôtels (74 %, au plus haut mondial au S1 2022) et du trafic aérien (28 M de passagers à l’aéroport de Dubaï au S1, soit +162 % sur un an) témoigne du regain d’attractivité de la ville. En parallèle, les bourses du pays enregistrent des performances record — 13 Md USD de fonds levés au S1 et, cette semaine, 1 Md supplémentaires levés par Salik — sur fond de prix du pétrole élevés, alimentant un sentiment d’euphorie, à contre-courant de la conjoncture mondiale. Dans le dernier classement du Global Financial Centre Index paru il y a quelques jours, Dubaï stagne toutefois à la 17ème place, loin de son record de 2019 (8ème place) et Abu Dhabi recule d’une place au 32ème rang, malgré des notes en hausse pour les deux villes. New York, Londres et Singapour se partagent le podium. Quant aux autres villes du Golfe : Doha est au 57e rang, Bahreïn au 81ème, Riyadh au 98ème, et Kuwait City au 108ème. Si les Émirats veulent atteindre leur objectif de jouer dans la même cour que les places de référence, il sera nécessaire d’accélérer le rythme des réformes.
Les Émirats arabes unis en tête du classement mondial 2023 dans cinq domaines liés à l’énergie, à l’eau, aux infrastructures et aux transports.
Les Émirats arabes unis ont dominé le classement mondial de la compétitivité pour 2023 dans cinq indicateurs, notamment l’accès à l’électricité, la satisfaction à l’égard du système de routes et d’autoroutes, l’infrastructure énergétique, la gestion des villes, l’accès aux combustibles propres et les technologies de cuisson. Ils sont également classés troisième pour la production totale d’énergie locale et l’efficacité du traitement des eaux usées, et sixième pour la production d’eau, selon l’annuaire mondial de la compétitivité de L’Institute for Management Development (IMD), l’indice de prospérité Legatum, le rapport sur le développement durable publié par le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies (SDSN) et l’indice mondial de compétitivité des talents de l’Insead. Suhail bin Mohammed Al Mazrouei, ministre de l’énergie et des infrastructures, a déclaré : « Nous félicitons nos dirigeants avisés et tous ceux qui ont contribué à la position éminente des Émirats arabes unis dans les classements mondiaux de la compétitivité. Ne se reposant jamais sur leurs lauriers, les Émirats arabes unis poursuivront leur marche en avant pour devenir un modèle de développement durable et de prospérité. « Le fait d’être en tête des indices mondiaux liés aux mandats du ministère de l’énergie et des infrastructures témoigne de l’efficacité de notre approche, qui s’appuie sur des partenariats et une collaboration productifs pour faire des Émirats arabes unis un leader mondial dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des transports et du logement ».
assan Mohammed Al Mansouri, sous-secrétaire aux affaires d’infrastructure et de transport au ministère de l’environnement, a déclaré : « Le fait de figurer parmi les dix premiers dans divers indices de compétitivité mondiale reflète la vision de nos dirigeants avisés et les efforts incessants de l’équipe de travail. Nous devons tous travailler dur, chacun à son poste, pour consolider nos réalisations et atteindre l’excellence dans tous les domaines ».
Sharif Al Olama, sous-secrétaire aux affaires énergétiques et pétrolières au ministère de l’énergie, a déclaré que cette réussite qualitative s’ajoute au long palmarès de reconnaissance internationale du pays, ajoutant : « Cela nous motive à redoubler d’efforts pour soutenir les aspirations futures du gouvernement et développer une culture de concurrence saine sur le lieu de travail, alors que nous visons à améliorer le bien-être des citoyens et des résidents des Émirats arabes unis. » Hanan Mansour Ahli, directrice du Centre fédéral de la compétitivité et des statistiques, a déclaré : « Aux Émirats arabes unis, nous avons la chance de bénéficier d’un leadership exceptionnel qui permet à notre pays d’atteindre de nouveaux sommets.
Grâce à la vision de nos dirigeants, la compétitivité n’est plus un concept théorique, mais fait partie intégrante du travail gouvernemental. La première place des Émirats arabes unis dans les indices mondiaux reflète l’engagement inébranlable du gouvernement et des entités du secteur privé à améliorer la position mondiale du pays et le développement durable en vue d’atteindre les objectifs du centenaire des Émirats arabes unis en 2071. » Les Émirats arabes unis ont maintenu leur leadership arabe et régional dans un certain nombre d’indicateurs liés aux TIC, selon le rapport 2020 sur l’indice mondial de l’innovation, qui comprend des résultats liés aux indicateurs de compétitivité mondiale pour le secteur des TIC. Selon certains rapports, les Émirats arabes unis se sont classés premiers au niveau arabe et régional pour le pilier des technologies de l’information et de la communication (TIC), l’indicateur d’accès aux TIC et l’indicateur d’utilisation des TIC. Ces indicateurs mesurent le progrès et le développement de l’infrastructure des télécommunications au niveau mondial, en tant que principal moteur de l’innovation et élément majeur de la création d’un environnement innovant.
Les EAU se sont également classés premiers dans la région arabe pour les domaines génériques de premier niveau (gTLD) et les domaines de premier niveau de code pays (ccTLD) (.ae). Ces indicateurs mesurent le pourcentage d’enregistrement de domaines au niveau mondial et montrent le volume de mouvements et d’interactions technologiques dans les pays, qui renforcent la créativité en ligne. Commentant ces résultats, le directeur général de TRA, Hamad Obaid Al Mansoori, a déclaré: « Les Émirats arabes unis continuent à occuper une position de leader mondial dans le secteur des TIC en obtenant des positions avancées dans les indicateurs de compétitivité qui mesurent les progrès et le développement de l’infrastructure du secteur.
Récemment, nous avons pu constater les résultats de nombreuses années de travail cumulé pour développer le secteur et le préparer à l’avenir, en coopération avec nos partenaires stratégiques. L’expérience des Émirats arabes unis pour surmonter la situation actuelle a été une preuve évidente de leur leadership et de leur excellence, représentés par une transition en douceur vers des activités virtuelles telles que le travail à distance, l’enseignement à distance, le commerce électronique et les services gouvernementaux numériques, et donc la poursuite du travail de nombreux secteurs vitaux du pays ». Al Mansoori a affirmé que la TRA, sous la direction des sages dirigeants, a travaillé à l’élaboration de plans et de stratégies pour le développement du secteur des TIC et à l’obtention du leadership dans ce secteur clé. Les EAU se sont classés premiers dans la région arabe et quatrièmes au niveau mondial pour le lancement et l’utilisation des réseaux 5G, selon l’indice de connectivité mondiale. La TRA a commencé à mettre en œuvre et à utiliser la technologie IMT2020, connue sous le nom de 5G, à la fin de 2017.
Les EAU se sont également classés premiers dans la région du Moyen-Orient en ce qui concerne la transition vers l’IPv6, selon les statistiques publiées par Ripe NCC, Akamai Technologies et Google.
Le passage à l’IPv6 aide les fournisseurs de services Internet à fournir des services, en plus de son impact positif significatif sur la mise en œuvre de la 5G, et la transformation numérique dans le pays. L’importance de la mise en œuvre de l’IPv6 est due à la grande rareté des protocoles Internet et à l’incapacité de l’IPv4 à répondre à la demande croissante à la lumière de la croissance rapide de l’Internet.
Pour permettre aux entités gouvernementales dans le domaine de la transformation intelligente, la TRA est responsable du gouvernement intelligent des EAU en vertu de la loi no3 de 2011.
En outre, la TRA est responsable de la transformation numérique dans les entités du gouvernement fédéral à travers deux objectifs : l’amélioration du mode de vie intelligent au pays et le leadership dans l’infrastructure des technologies intelligentes.
Quelle est la situation de l’Économie des Émirats Arabes Unis ?
L’économie des Émirats arabes unis aujourd’hui est dominée par l’émirat d’Abou Dabi (60% du PIB total) qui assure l’essentiel de la production d’hydrocarbures (plus de 90% de la production nationale, 4ème producteur de l’organisation des pays exportateurs de pétrole OPEP avec 2,99 millions de barils/jour) et qui gère la quasi-totalité de l’épargne accumulée dans les fonds souverains.
Les autorités d’Abou Dabi financent sur les revenus des hydrocarbures un modèle économique de diversification destiné à préparer l’après-pétrole, centré sur l’industrie, les hautes technologies et le tourisme.
L’émirat de Dubaï, deuxième économie de la Fédération (26% du PIB total), a centré son développement sur sa position privilégiée de plate-forme commerciale et touristique, avec un port et un aéroport qui comptent parmi les plus importants au monde, avant de se développer dans les services (services financiers, tourisme, commerce de détail, etc.).
Forts de leur stratégie de diversification industrielle et de leur solidarité croissante, notamment après la crise immobilière de 2009, les Émirats parviennent progressivement à réduire ces dernières années la dépendance de leur économie aux hydrocarbures.
Aujourd’hui, le pétrole représente moins de 30 % du PIB, et les autorités ont pour objectif de réduire sa contribution au PIB à hauteur de 20% d’ici 2030.
Biographie de l’hôte de la COP28
Cheikh Mohammed ben Zayed Al- Nahyane, plus connu sous ses initiales MBZ, est né le 11 mars 1961
Il est le troisième président des Émirats arabes unis et l’émir d’Abou Dabi depuis 2022. Il est un membre de la famille Al Nahyane. Ben Zayed est le troisième fils du cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, premier président des Émirats arabes unis et souverain d’Abou Dhabi.
En 2014, lorsque son demi-frère Khalifa, président des Émirats arabes unis et émir d’Abou Dabi, est victime d’un accident vasculaire cérébral, il le remplace de facto. Le 14 mai 2022, au lendemain de sa mort, il lui succède.
En 2019, le New York Times le désigne comme le plus puissant des dirigeants arabes et l’un des plus puissants du monde. Il a également été désigné comme l’une des 100 personnes les plus influentes de l’année 2019 par Time.
Ben Zayed est considéré par le Centre royal d’études stratégiques islamiques comme le huitième musulman le plus influent du monde en 2023.
Formation et son éducation
Son père, Cheikh Zayed, l’envoie au Maroc pour qu’il y acquière une expérience de la discipline. Il lui fournit un passeport avec un nom de famille différent, afin qu’il n’y soit pas traité en tant qu’altesse.
En 1979, il rejoint l’Académie royale militaire de Sandhurst en Grande-Bretagne et obtient son diplôme en avril 1979. Pendant son séjour à Sandhurst, il suit un cours fondamental de blindage, un cours fondamental de pilotage, un cours de parachutisme et une formation sur des avions tactiques et des hélicoptères, y compris l’escadron Gazelle.
Pendant son séjour à Sandhurst, il rencontre Abdullah Shah, qui deviendra plus tard roi de Malaisie, avec qui il se lie d’amitié. Ils étaient tous deux élèves officiers à l’Académie militaire royale de Sandhurst.
Ben Zayed est ensuite rentré aux Émirats arabes unis pour suivre le cours de formation des officiers à Sharjah. Il a occupé plusieurs fonctions dans l’armée des ÉAU, depuis celle d’officier de la garde Amiri (aujourd’hui appelée garde présidentielle) jusqu’à celle de pilote dans l’Force aérienne des Émirats arabes unis.
Début de carrière politique
Mohammed ben Zayed ben Sultan est le président d’Abu Dhabi Executive Council, qui est responsable du développement et de la planification de l’émirat d’Abou Dabi et membre du Conseil suprême du pétrole.Depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense, il est considéré comme le nouvel homme fort des Émirats arabes unis.
Vie privée
Il a 9 enfants dont le fils aîné est Khalid ben Mohammed ben Zayed Al-Nahyane.
Le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, a nommé son fils aîné, cheikh Khaled ben Mohammed ben Zayed, prince héritier d’Abou Dhabi, faisant de lui le potentiel futur dirigeant de la fédération pétrolière. Cheikh Khaled ben Mohammed ben Zayed siège notamment au conseil d’administration de la compagnie nationale pétrolière émiratie ADNOC. Il est très impliqué dans des projets pour la jeunesse et l’environnement.n
(*) Sâadia Lakehal, Directrice générale, Magazine Diplomat investissement



