Brexit : Le Premier ministre Andy Burnham accuse formellement la Russie d’ingérence

C’est une première historique outre-Manche. Lors d’une interview accordée au podcast The Rest is Politics, le Premier ministre britannique Andy Burnham a affirmé qu’il était désormais « clair » que la Russie s’était ingérée dans le référendum sur le Brexit en 2016. Une déclaration qui rompt définitivement avec la ligne de ses prédécesseurs et ravive les tensions géopolitiques en Europe.

Londres, le 12 octobre 2026 – Dix ans après le vote historique qui a scellé la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le débat sur la légitimité du scrutin vient d’être brutalement relancé par le chef du gouvernement lui-même. Arrivé à Downing Street en juillet dernier, Andy Burnham a brisé un tabou officiel en confirmant que les services de renseignement britanniques validaient la thèse d’une manipulation de Moscou.

Des certitudes issues des services secrets

Selon M. Burnham, la question a été soulevée dès sa prise de fonctions. « J’ai demandé à mes conseillers et aux services de renseignement si la Russie avait interféré dans le vote de 2016. La réponse a été claire : oui, il y a bien eu ingérence », a-t-il partagé au micro du célèbre podcast politique.

Si le Premier ministre s’est refusé à détailler la nature exacte des preuves ou à affirmer que cette intervention avait modifié l’issue du scrutin (remporté à 52 % par le Leave), sa prise de parole officielle marque un tournant. En 2020, un rapport parlementaire britannique avait reproché au gouvernement de Boris Johnson de ne pas avoir cherché à évaluer la menace russe. À l’époque, Downing Street maintenait qu’il n’existait aucune preuve formelle.

Un avertissement destiné à la France et à l’Allemagne

Au-delà du cas britannique, Andy Burnham inscrit cette révélation dans une démarche de sécurité continentale. Le Premier ministre a exhorté les démocraties européennes, et plus particulièrement les électeurs français et allemands, à la plus grande vigilance face aux campagnes de désinformation russes qui continuent d’infiltrer la vie politique européenne.

Il a également révélé s’être entretenu la semaine passée avec le chancelier allemand Friedrich Merz concernant des soupçons de liens financiers et politiques étroits entre le Kremlin et le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Levée de boucliers et démentis

Sans surprise, ces déclarations ont suscité de vives réactions. Le groupe pro-Brexit Britain Unbound a immédiatement réagi, dénonçant une « grossière tentative visant à saper la légitimité » du vote populaire de 2016.

À Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères a fermement rejeté ces accusations, qualifiant les propos de M. Burnham d’allégations infondées.

Cette annonce intervient dans un contexte politique ultra-sensible : Andy Burnham a récemment laissé entendre qu’il n’excluait pas, à long terme, d’ouvrir la voie à une campagne pour que le Royaume-Uni réintègre l’Union européenne.

À la une cette semaine

Pologne : un projet d’attentat contre Donald Tusk déjoué, un suspect de l’ultra-droite arrêté

Un homme d’une soixantaine d’années a été interpellé en...

Trump surprend le monde en annonçant un « cessez-le-feu énergétique » entre Kiev et Moscou

Le président américain Donald Trump a proclamé unilatéralement l’entrée...

Conflit au Proche-Orient : Vladimir Poutine offre la médiation de la Russie à l’Iran

Moscou se positionne en facilitateur diplomatique. Lors d'un sommet...

Thèmes

spot_img

Articles connexes

Popular Categories