L’intégration économique africaine ne peut progresser durablement sans une meilleure circulation de l’argent. À Luanda, Africa Financial Summit (AFIS) 2026 aura lieu les 3 et 4 novembre. La rencontre mettra les paiements transfrontaliers et les marchés de capitaux au cœur de la réflexion sur la prochaine décennie financière du continent.
Dépasser la fragmentation
Le continent reste divisé par plus de 40 monnaies et des réglementations financières différentes. Cette fragmentation complique les échanges entre entreprises africaines et augmente parfois le coût des transactions. L’AFIS veut accélérer les connexions entre marchés et développer les paiements transfrontaliers afin de faciliter les échanges financiers entre pays.
Le numérique comme solution
Les fintech et les services financiers mobiles ont déjà profondément transformé les usages dans plusieurs pays africains. La prochaine étape consiste à rendre ces systèmes plus compatibles entre eux. Une meilleure interopérabilité pourrait faciliter les paiements entre entreprises, travailleurs et consommateurs de différents pays.
Connecter les marchés de capitaux
L’intégration ne concerne pas seulement les paiements. Elle passe également par les marchés financiers. Des liens plus étroits entre les places boursières africaines peuvent permettre aux entreprises d’accéder à une base plus large d’investisseurs. Ils peuvent aussi contribuer à mobiliser davantage de capitaux africains pour financer les infrastructures et les entreprises.
Vers une souveraineté financière
L’AFIS 2026 entend également réfléchir à la capacité du continent à mobiliser ses propres ressources financières. L’objectif est de réduire la dépendance à l’égard des financements extérieurs en orientant davantage l’épargne africaine vers les projets africains.
L’édition de Luanda réunira notamment des dirigeants de banques, des assureurs, des fintech, des acteurs des marchés de capitaux, des régulateurs et des décideurs publics. Plus de 1 250 responsables du secteur financier africain sont annoncés.
La prochaine étape de l’intégration africaine pourrait donc se jouer autant dans les systèmes de paiement et les marchés financiers que dans les accords commerciaux.

