Une déclaration fracassante de l’ambassadeur américain en Chine, David Perdue, a provoqué un véritable séisme diplomatique et un embarras majeur au sommet de l’État américain. Lors d’une interview accordée à Fox News ce dimanche 27 septembre 2026, le diplomate a révélé que le président Donald Trump avait directement suggéré à Xi Jinping d’acheter des armes américaines.
Cette main tendue inédite, qui brise des décennies de doctrine géopolitique et contredit les lois américaines en vigueur, a immédiatement forcé la Maison Blanche et le Département d’État à publier des démentis en urgence.
Une proposition « informelle » au cœur des tensions sur Taïwan
Selon les propos de David Perdue, l’échange aurait eu lieu dans le sillage de la rencontre officielle entre les deux dirigeants à Washington, la semaine dernière. Alors que Xi Jinping se plaignait vivement du soutien militaire massif des États-Unis à Taïwan, Donald Trump aurait répliqué de manière pragmatique, voire commerciale.
« Le président Trump continue de dire : « Eh bien, nous vendons des armes à d’autres pays dans le monde ». Il a même demandé au président Xi s’il voulait en acheter à un moment donné », a déclaré l’ambassadeur à l’antenne, sans toutefois préciser si le président américain parlait sur le ton de la boutade ou s’il s’agissait d’une réelle ouverture.
Le Département d’État éteint l’incendie
La fuite de cette conversation a immédiatement déclenché une alerte rouge à Washington. Pour rappel, la législation américaine interdit strictement toute vente de matériel militaire à la République populaire de Chine.
Le Département d’État a rapidement réagi dans les colonnes du New York Times, assurant qu’il n’y avait « aucune offre ni projet d’une telle vente » et que la diplomatie américaine restait alignée sur ses traités historiques. En coulisses, les conseillers de la Maison Blanche se sont empressés de minimiser l’anecdote auprès des médias, tandis que l’administration refusait tout commentaire officiel direct.
L’art de la négociation commerciale face aux réalités géopolitiques
Cette révélation intervient dans un climat régional extrêmement lourd. En décembre dernier, l’administration Trump avait validé une vente d’armes record de 11,1 milliards de dollars à Taïwan, provoquant l’ire de Pékin.
Ironiquement, l’ambassadeur Perdue cherchait initialement à défendre le bilan ferme de Donald Trump en rappelant qu’il avait vendu « plus d’armes à Taïwan que tout autre président depuis 1979 ». Mais en voulant illustrer le style de négociation direct et décomplexé du président — adepte du rééquilibrage des balances commerciales —, le diplomate a ouvert une crise politique dont Washington se serait bien passé.
Pour l’heure, Pékin n’a pas officiellement réagi à ces déclarations, mais l’affaire jette un flou inédit sur la stratégie à long terme des États-Unis dans le détroit de Taïwan.

