À l’approche du premier tour de l’élection présidentielle ce dimanche 4 octobre 2026, Luiz Inácio Lula da Silva s’apprête à livrer ce que les observateurs qualifient de « dernière danse » : une ultime bataille électorale pour décrocher un quatrième mandat à la tête de la plus grande puissance d’Amérique latine.
Brasília – Le verdict des urnes est imminent. Plus de 150 millions d’électeurs brésiliens sont attendus ce week-end pour renouveler l’ensemble de la Chambre des députés, une partie du Sénat, les gouverneurs, mais surtout pour élire leur prochain président. Au centre de toutes les attentions, le président sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, joue les prolongations de sa longue et tumultueuse carrière politique.
L’ultime défi d’une longévité exceptionnelle
Déjà chef de l’État entre 2003 et 2011, puis revenu au pouvoir en janvier 2023 après un scrutin polarisé face à Jair Bolsonaro, le leader historique du Parti des Travailleurs (PT) brigue, à plus de 80 ans, un quatrième mandat constitutionnel.
Pour ses partisans, cette candidature représente la consolidation des réformes sociales et environnementales entamées durant son troisième mandat. Pour ses détracteurs, elle incarne la persistance d’un modèle politique que l’opposition cherche à tourner. Cette campagne revêt une dimension symbolique forte : celle d’un dernier combat — ou « dernière danse » — pour graver définitivement son héritage dans l’histoire du pays.
Une opposition droite/centre-droite déterminée
Face au président sortant, la course s’annonce disputée. Si une douzaine de candidats se présentent sur la ligne de départ ce dimanche, l’opposition s’est structurée autour de figures majeures de la droite et du centre-droite :
- Flávio Nantes Bolsonaro (Parti Libéral – PL) : Fils de l’ancien président, il porte les aspirations du courant conservateur et s’impose comme le principal rival du camp présidentiel.
- Ronaldo Ramos Caiado (Parti Social-Démocrate – PSD) : Le gouverneur de l’État de Goiás mise sur une ligne pragmatique et le soutien des secteurs de l’agro-business.
- Romeu Zema Neto (Parti Nouveau – NOVO) : Le gouverneur du Minas Gerais défend un programme d’orientation libérale axé sur la gestion économique.
Les dates clés du scrutin
Le système électoral brésilien prévoit deux étapes cruciales pour ce scrutin :
- Premier tour : Dimanche 4 octobre 2026. Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages exprimés (50 % plus une voix), un second tour sera organisé.
- Second tour (si nécessaire) : Dimanche 25 octobre 2026.
L’enjeu de ce week-end ne réside pas uniquement dans la présidence. La configuration de la future Chambre des députés et du Sénat, également renouvelés ce 4 octobre, déterminera la capacité du futur vainqueur à gouverner et à faire adopter ses réformes dans un pays toujours profondément divisé.

