Une terrible collision entre deux trains à grande vitesse est survenue ce mercredi 28 octobre 2026 à Urda, en Castille-La Manche. Le bilan officiel, déjà particulièrement lourd, fait état d’au moins 46 morts et plus de 80 blessés, mais les autorités craignent qu’il ne s’alourdisse dans les prochaines heures.
Le drame s’est produit à 08 h 54 précises sur la ligne à grande vitesse reliant Madrid à l’Andalousie, à hauteur de la commune d’Urda (province de Tolède), à environ 150 kilomètres au sud de la capitale espagnole. Le choc, d’une violence extrême, a impliqué un train de la compagnie nationale Renfe, qui effectuait la liaison Madrid-Séville, et un convoi de l’opérateur privé Iryo. Au total, 544 voyageurs se trouvaient à bord des deux rames.
Des secours massifs sur place
Les images parvenant de la zone de l’accident témoignent de l’impact : plusieurs wagons ont déraillé et se sont imbriqués. Face à l’ampleur du désastre, un important dispositif de secours a immédiatement été déployé, comprenant des hélicoptères médicalisés, de nombreuses ambulances et l’Équipe des grandes catastrophes de la police judiciaire. Les pompiers s’activent toujours pour tenter d’extraire les passagers encore incarcérés dans les décombres des voitures.
Une enquête ouverte sur des causes floues
La circulation ferroviaire sur l’axe Madrid-Andalousie a été totalement interrompue pour permettre le travail des secours et des enquêteurs. Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié les circonstances de l’accident de « très étranges », révélant que l’un des deux convois s’était apparemment arrêté sur les voies quelques instants avant d’être percuté par le second. Une enquête technique approfondie devra déterminer l’origine de cette défaillance.
Un traumatisme qui se répète en pleine campagne électorale
Cette tragédie réveille un traumatisme encore très récent en Espagne. En janvier 2026, une collision similaire impliquant le même type de matériel avait coûté la vie à 46 personnes à Adamuz. À la suite de cet accident, le gouvernement de Pedro Sánchez avait annoncé un plan d’urgence de 1,8 milliard d’euros pour moderniser et sécuriser le réseau ferroviaire national.
Ce nouveau drame survient par ailleurs dans un climat politique particulièrement sensible, à seulement un mois des élections législatives espagnoles prévues le 29 novembre prochain, et place la sécurité des infrastructures au cœur des débats nationaux.

