ROYAUME DU MAROC-ÉTATS-UNIS

Les relations bilatérales entre les Etats-Unis et le Maroc sont excellentes

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M. Mourad Layaehi, conseiller économique de l’Ambassade du Maroc à Washington

Un partenariat stratégique

Par Mourad Layaehi*

Les progrès tangibles du partenariat économique entre les deux pays situent, incontestablement, le Maroc dans la catégorie des challengers ambitieux, aptes à s’ériger en « une plate-forme économique compétitive ». Nous pouvons dire que le bilan de l’accord de libre-échange entre le Maroc est les États-Unis est très encourageant, les échanges sont qualifiés de « mutuellement avantageux ». Cet accord n’est pas seulement un accord commercial, il est aussi une opportunité pour le Maroc de moderniser et d’adapter sa législation à l’environnement américain et drainer davantage d’investissements US au Maroc Même si l’accord est entré en vigueur depuis 3 ans les deux gouvernements continuent de travailler dans les perspectives de développement de la coopération douanière bilatérale, des règles d’origine, des programmes d’appui technique et d’assistance sectorielle ciblant en priorité l’artisanat, le commerce, les services, la propriété intellectuelle, l’agriculture, la pêche, le textile et l’énergie. Sur le plan d’assistance technique américaine, et comme prévu par l’accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis d’Amérique, plusieurs programmes ont été lancés ces dernières années. Il s’agit du MEPI (Middle East Partnership Initiative), de l’IESC (International Executive Service Corp), du NBO (New Business Opportunities) et du Programme du Développement de la Loi Commerciale (Commercial Law Development Programme CLDP). Pour la période 2006- 2008 , l’assistance relative à la croissance économique a augmenté d’une façon significative, de même que le montant alloué à la gestion des ressources humaines.

 Le MEPI a pour objectif le renforcement des capacités institutionnelles marocaines concernant les normes et la réglementation technique ainsi que l’assistance du secteur privé pour une meilleure compréhension du système réglementaire américain. A ce titre, plusieurs missions, d’ordre sectoriel et thématique, ont été organisées. Elles ont contribué de manière significative à mieux connaître les pratiques américaines concernant plusieurs aspects dont la réglementation, les normes, le système de distribution et la gestion des quotas. Des rencontres entre opérateurs privés ont été également organisées cette année et ont été sanctionnées pour certains secteurs par des accords de partenariat. Les deux parties gagneraient à dynamiser ce partenariat sectoriel par un mécanisme de suivi notamment pour les secteurs présentant un intérêt commun pour nos deux pays tels que l’automobile, l’agroalimentaire ou les composants électroniques le NBO a pour mission l’accompagnement des secteurs industriels marocains pour tirer le meilleur profit des opportunités offertes par le marché américain. Au titre de l’exercice 2006-2007, 74 entreprises relevant des secteurs du textile, du cuirchaussure, de l’automobile et de la pêche ont été sélectionnées avec comme batterie d’accompagnement des plans d’export personnalisés, des experts sectoriels de renommée ainsi qu’une assistance à la participation aux salons et aux foires internationaux américains.

L’éligibilité du Maroc au financement du MCC« Millinieum Challenge corporation » constitue une opportunité favorable à la consolidation des relations maroco-américaines et témoigne de l’importance et de la pertinence des réformes engagées par le Royaume ces dernières années. Ces réformes ont permis la consolidation des Droits de l’Homme et de la bonne gouvernance, la modernisation des structures économiques et financières et la promotion du développement humain durable. L’enveloppe, d’environ 700 millions de dollars, consacrée à la proposition marocaine est la plus importante qui ait été accordée par le MCC, confortant par-là, la crédibilité et la richesse des programmes et projets retenus et l’image du Maroc comme un grand pays de réformes… Le Programme MCA « Millinieum Challenge Account » -Maroc vise à accélérer la croissance économique et à conforter les efforts consentis en matière de lutte contre la pauvreté, à travers l’augmentation de la productivité et l’amélioration de l’emploi dans les secteurs à fort potentiel (l’agriculture, l’artisanat et le tourisme ainsi que la pêche artisanale). En juger par les statistiques avant et depuis l’application de l’ALE, les évolutions dénotent, indépendamment de leur envergure ou du poids économique et financier, d’une forte croissance enregistrée tant au volet du commerce extérieur qu’au chapitre des IDE (Investissements directs étrangers).

Cette croissance à deux chiffres au registre des échanges commerciaux, a marqué un taux de progression de 57% en 2007 avec 18,5 milliards de DH contre seulement 11,7 milliards de DH en 2006, est devenue subitement « galopante » pour s’inscrire dans une logique d’évolution à trois chiffres en termes d’investissements privés américains au Maroc l’année du démarrage même de l’ALE. En effet, 2007 a livré un montant IDE de 2,37 milliards de DH en valeur, correspondant à une augmentation de 184%, contre 835 millions de DH seulement en 2005. L’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, entré en vigueur en janvier 2006, est l’aboutissement d’un cheminement bilatéral positif, marqué par une succession d’accords à vocation économique.

ROYAUME DU MAROC-ÉTATS-UNIS

Un partenariat stratégique

Les relations bilatérales entre les Etats-Unis et le Maroc sont excellentes Mourad, conseiller économique à l’Ambassade du Maroc à Washington contribue à dynamiser les flux d’échanges bilatéraux et surtout les projets et les perspectives d’investissements américains au Maroc. Le plan « Emergence » représente une nouvelle politique industrielle du Royaume et met en avant les facteurs compétitifs du pays. Ce plan cible des secteurs et des métiers où le Maroc peut se positionner au niveau international dans le cadre de la spécialisation qui se profile derrière la mondialisation des économies. L’élaboration de ce plan a été précédée par une série d’études et de consultations menées par le cabinet McKinsey. En faite le Maroc se base sur le plan émergence pour drainer les investissements qui repose sur les secteurs suivants : Offshoring ; Automobile (concept zones de sous-traitance industrielle orientée export) ; l’électronique (la niche se trouve dans l’électronique de spécialité rendant possible la délocalisation pour des petites et moyennes séries pour la défense, le médical, l’électronique embarquée, etc.. ) ; Les zones franches qui offrent des avantages compétitifs en terme de fiscalité, de flexibilité de l’emploi, de facilités administratives ; L’agro-alimentaire, la Transformation des produits de la mer ainsi que dans le secteur du tourisme.

Le Maroc par son Ambassade à Washington et ses divers organismes de promotions économiques et commerciales organise des rencontres d’hommes d’affaires BTOB entre les deux pays, encourage les entreprises marocaines à participer dans différentes foires et expositions aux Etats-Unis. Pour ce qui est de la promotion des investissements, des conférences sont organisées par cette ambassade en collaboration avec les «World Trade Center» des différentes métropoles américaines afin d’éclaircir les hommes d’affaires américains des avantages de l’accord de libre-échange, ainsi que les opportunités d’investissement au Maroc dans les domaines de l’offshoring, de l’électronique, de l’automobile ainsi que dans le domaine du tourisme. 

(*) Éditorial du conseiller économique de l’Ambassade du Maroc à Washington.

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